Enfouir un article négatif

Enfouir un article négatif : ce qui est possible, et ce qui ne l’est pas

Un article exact, licite et non prescrit ne se supprime pas. Ni Google ni l’éditeur n’y sont tenus, et aucun prestataire ne peut vous promettre le contraire. Ce qui se change, c’est la place qu’il occupe. Cette page dit lequel des trois leviers s’applique à votre cas, en combien de temps, et à quelles conditions.

Faire le relevé de votre première page

Trois chiffres qui cadrent le sujet

10Le nombre de places sur la première page de Google. Quand le retrait est impossible, c’est la seule variable sur laquelle on agit.
6 à 12 moisL’horizon réaliste d’un enfouissement sur une requête au nom. Promettre moins, c’est promettre ce qu’on ne tiendra pas.
3 moisLe délai pour exercer un droit de réponse en ligne, à compter de la mise à disposition du contenu. Passé ce délai, la voie est fermée.

Tarif

à partir de4 500 €HT par résultat sorti de la première page

Trente pour cent à la commande, quarante à l’indexation des contenus, trente au constat.

  • « Sorti de la première page » signifie : position au-delà de la dixième, sur une requête nommée au devis, relevée hors session personnelle, sur deux relevés mensuels consécutifs.
  • Six à douze mois selon la source. Vous recevez un relevé de position chaque mois.

Demander le relevé gratuit

Contrairement aux retraits, l’enfouissement ne se facture pas au résultat seul : il demande six à douze mois de travail que nous finançons. La dernière tranche, elle, est bien conditionnée au constat.

Retrait, déréférencement, enfouissement : trois choses différentes

C’est le tri le plus important de tout le dossier. Il détermine le délai, le coût, et ce qu’on peut honnêtement vous annoncer.

Levier Ce que vous obtenez Qui décide Quand il s’applique
Retrait L’article disparaît de son site. L’éditeur, ou le juge Contenu illicite : diffamation (loi du 29 juillet 1881, prescription de trois mois), dénigrement (article 1240 du Code civil), données inexactes.
Déréférencement Le lien disparaît des résultats Google sur une requête à votre nom. L’article, lui, reste en ligne. Google, puis la CNIL, puis le Conseil d’État Personne physique, données devenues inexactes, non pertinentes ou excessives — depuis l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 13 mai 2014.
Enfouissement L’article reste où il est, mais sort de la première page. Personne. C’est l’algorithme, donc c’est du travail. Tous les autres cas — c’est-à-dire la majorité.

La confusion la plus fréquente est entre retrait et déréférencement. Un déréférencement obtenu ne fait pas disparaître l’article : il le retire de la liste que Google affiche quand on tape votre nom. Il reste accessible par son adresse, par le site du journal, par les archives, et par les autres moteurs. C’est utile, souvent décisif, mais ce n’est pas une suppression — et un prestataire qui vend l’un en laissant croire à l’autre vous vend un malentendu.

Ce qui décide de la faisabilité

Trois variables, connues dès le relevé. Elles suffisent à dire si l’enfouissement est réaliste, difficile ou hors d’atteinte — et personne de sérieux ne s’engage avant de les avoir mesurées.

01

La force de la source

Un quotidien national, un site institutionnel, une décision publiée : ces pages sont anciennes, citées, reprises. Elles ne bougent pratiquement pas. Un message de forum, un agrégateur, un annuaire, un blog isolé : ils se déplacent.

C’est la variable la plus déterminante, et c’est celle sur laquelle on ne peut rien.

02

Le volume de recherches sur le nom

Sur un nom peu recherché, la première page est instable : elle bouge avec peu de signaux. Sur un nom très recherché, elle est figée par le comportement des utilisateurs — plus le clic historique est concentré sur un résultat, plus sa place est difficile à prendre.

Contre-intuitif, mais c’est ainsi : la notoriété rend l’enfouissement plus long.

03

Les actifs que vous contrôlez déjà

Enfouir, c’est occuper. S’il n’y a ni site, ni profils tenus, ni fiche, ni mentions, il n’y a rien à faire remonter : il faut d’abord construire, et cela s’ajoute au délai.

À l’inverse, un dirigeant qui dispose déjà de plusieurs présences réelles part avec la moitié du chemin faite.

Ce qui ne marche pas — et ce qui aggrave

La fausse réclamation pour droit d’auteur

Une réclamation infondée pour atteinte au droit d’auteur est publiée : Google transmet ces notifications à la base Lumen, où elles sont consultables, avec l’adresse visée. On crée ainsi une seconde trace, publique et durable, qui désigne l’article qu’on voulait faire oublier. C’est la manœuvre qui se retourne le plus sûrement contre son auteur.

Payer le site pour qu’il retire

Au mieux cela ne produit rien. Au pire cela installe une relation dont on ne sort plus, et côté site cela peut relever de l’extorsion. Un site qui accepte une fois revient.

Menacer d’une action prescrite

La diffamation se prescrit en trois mois à compter de la première mise en ligne. Brandir une action qu’on ne peut plus exercer coûte la crédibilité de tout le dossier, y compris des demandes qui, elles, étaient fondées.

Publier vingt pages vides à votre nom

Google ne compte pas les pages, il évalue des signaux. Vingt profils créés le même jour et jamais tenus ne déplacent rien, et forment un motif que les moteurs identifient sans difficulté.

Le droit de réponse employé comme arme

Il existe et il fonctionne : demande dans les trois mois auprès du responsable du service, par lettre recommandée, insertion dans les trois jours — loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique et décret du 24 octobre 2007. Mais il ajoute du texte sur la page de l’article. Sur une page déjà bien classée, il peut renforcer sa position. À employer quand un fait est faux, jamais pour faire baisser un résultat.

La méthode, en quatre temps

01

Le relevé

Ce que la première page affiche aujourd’hui sur les requêtes qui comptent : votre nom, nom et ville, nom et métier, nom et société. Chaque résultat est identifié pour ce qu’il est — presse, forum, annuaire, réseau social, base de données. Horodaté, parce que ce relevé fixe aussi le point de départ des délais.

02

La qualification

Pour chaque résultat gênant : retrait possible, déréférencement possible, ou enfouissement seul. C’est ce tri qui détermine le délai et le budget, et il se fait avant toute action. Un signalement lancé sur le mauvais fondement se fait rejeter, et un rejet vous prive du second essai.

03

La construction

Créer et renforcer les actifs qui prendront les places : site, profils professionnels, données structurées, présence encyclopédique lorsqu’elle est justifiable, publications. Chaque actif doit être réel et tenu dans le temps — c’est la condition, pas un détail de mise en œuvre.

04

La mesure

Position de chaque résultat, chaque mois, sur chaque requête, relevée hors session personnelle. Un enfouissement se constate, il ne se déclare pas. Et il se surveille après : une place reprise se reperd.

Questions fréquentes

Peut-on faire supprimer un article de presse exact ?

Non. Un article factuellement exact, publié licitement et dont le délai de prescription est passé ne se retire pas : l’éditeur n’y est pas tenu et aucun juge ne l’y contraindra. Ce qui reste possible est le déréférencement, si vous êtes une personne physique et si les données sont devenues non pertinentes, et l’enfouissement.

Combien de temps prend un enfouissement ?

Six à douze mois sur une requête au nom, dans un cas ordinaire. Le délai dépend de la force de la source, du volume de recherches sur le nom et du nombre d’actifs déjà en place. Un prestataire qui annonce quelques semaines annonce ce qu’il ne tiendra pas.

Le déréférencement fait-il disparaître l’article ?

Non. Il retire le lien de la liste que Google affiche sur une requête à votre nom. L’article reste en ligne, accessible par son adresse, par le site de l’éditeur et par les autres moteurs. C’est souvent suffisant en pratique, puisque la plupart des gens vous cherchent par votre nom — mais il faut le savoir.

Une entreprise peut-elle invoquer le droit à l’oubli ?

Le déréférencement fondé sur la protection des données personnelles bénéficie aux personnes physiques. Une société ne peut pas s’en prévaloir sur ce fondement : elle agit sur le terrain du dénigrement, de la concurrence déloyale ou de l’inexactitude des données, et sur celui de l’enfouissement.

Et si le contenu est faux ?

Alors le sujet n’est plus l’enfouissement mais le retrait, le droit de réponse ou l’action en diffamation — avec un délai de trois mois qui court depuis la première mise en ligne. Dans ce cas, le relevé daté est à faire le premier jour, pas au troisième mois.

Le relevé de votre première page

Nous relevons ce que Google affiche aujourd’hui sur les requêtes à votre nom, nous qualifions chaque résultat gênant — retrait, déréférencement ou enfouissement — et nous vous disons ce qui peut être obtenu, en combien de temps, et ce qui ne peut pas l’être.

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